Menacer un enfant est-il efficace ?

Menacer un enfant est-il efficace ?

Qui n’a jamais menacé un enfant ? 😉

Je vous résume ici une étude amusante et, il me semble, intéressante sur ce sujet.

Si vous avez 5 minutes, c’est par ici !

 

 

L’expérience

Au milieu des années 60, Jonathan Freedman, professeur à l’université de Stanford, a mené une expérience sur une quarantaine de garçons âgés de 7 à 10 ans. Chacun devait classer cinq jouets par ordre de préférence. Quatre des jouets étaient assez banals : un modèle de sous-marin, un gant de base-ball, un tracteur miniature et une carabine en plastique. Mais Le cinquième était bien plus coûteux et excitant : il s’agissait d’un robot télécommandé !

 

A chaque fois, l’expérimentateur s’absentait après avoir autorisé l’enfant à s’amuser avec les quatre jouets et lui avoir formellement interdit de toucher au robot. C’est à partir de là que deux panels ont été constitués :

–          soit l’adulte accompagnait son interdiction par une menace : « Si tu désobéis, je vais me fâcher tout rouge. »

–          soit il adoptait une approche plus douce : « Ne joue pas avec le robot s’il te plait, c’est mal. ».

 Cinq minutes plus tard, l’expérimentateur revenait et remerciait l’enfant d’avoir participé à l’expérience.

 

Les enfants ont-ils su résister à la tentation ?

Seuls deux garçons sur 40 ont respecté l’interdit !! Et les deux garçons appartenaient à un groupe différent ! Conclusion : menace ou méthode douce sont aussi inefficaces l’une que l’autre !

Mais Jonathan Freedman voulait observer les conséquences sur le long terme et ce premier test n’était en fait que la première partie de l’expérience.

Six semaines plus tard, on a convoqué à nouveau ces enfants. Placés seul dans une pièce,  on leur a demandé de dessiner. Les cinq jouets étaient posés dans un coin de la salle et, une fois le dessin terminé, les enfants pouvaient jouer avec l’objet de leur choix. Une nette différence est alors apparue entre les deux groupes.

77 % de ceux qui avaient reçu un ordre menaçant lors du premier test ont choisi de jouer avec le robot, contre seulement 33 % de ceux qui avaient reçu une consigne plus « douce ».

La manière de présenter l’interdit six semaines plus tôt a fortement influencé le comportement des enfants ; les paroles plus douces s’avérant les plus efficaces.

 

Pourquoi cette différence ?

Plusieurs explications sont possibles.

D’après certains psychologues, comme habituellement la menace sert à nous empêcher de faire ce que l’on veut, être menacé augmente inconsciemment notre envie. Les enfants qui ont été menacés auraient inconsciemment pensé qu’ils avaient très envie de jouer avec le robot tandis que les autres se sont dit qu’ils n’avaient pas particulièrement envie de jouer avec.

Pour d’autres psychologues, le fait d’interdire quelque chose le rend plus désirable encore. Est-ce par curiosité ou sentiment de rébellion ? Les scientifiques ne sont pas d’accord sur ce point…

Ah la nature humaine ! 😉

 


SOURCE :
Lien vers la page Amazon du livre

Voici encore un étude racontée par Richard Wiseman dans son livre « 59 secondes pour prendre de bonnes décisions. » Je ne pensais pas que ce livre serait une telle source d’inspiration pour ma vie professionnelle… Je trouve ce genre d’études en psychologies passionnantes, alors je partage en espérant que cela vous intéressera aussi !

N’hésitez pas à me faire un retour en laissant un commentaire. 🙂

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